mercredi, 13 juin 2007
Ma femme a peur pour Sarkozy
9. Dépêche agence de presse Juin 2007.
Plus d'un million d'internautes ont visionné la première conférence de presse du président français Nicolas Sarkozy au G8.
Ma femme a peur pour Sarkozy
J’ai retrouvé ma femme en pleurs. Elle venait de découvrir son Nicolas au G8. Alors tout de suite, je l’ai rassuré, je lui ai dit qu’il ne fallait pas lui en vouloir. Que moi aussi j’étais tout le temps un peu bourré. Et qu’elle m’aimait quand même et que notre amour tenait le coup et patati et patata… Elle pleurait toujours… Une vraie fontaine, impossible de l’arrêter. Alors j’ai rajouté : « tu sais c’est peut-être pas l’alcool, souvent les cacahouètes, ça passe mal… Si tu l’aimes vraiment, tu ne devrais pas lui en vouloir pour un si petit écart, ma minounette… » Et là, en postillonnant sa rage et ses larmes qui ruisselaient sur ses lèvres, elle me dit : « Mon pauvre Raoul, tu ne comprendras jamais rien de rien à la politique… Je ne suis pas déçue, je ne suis pas triste, J’AI PEUR pour Nicolas ! »
Je la regarde, je ne comprends rien. Une grosse larme coule le long de sa joue, je la trouve belle ma femme, même si elle est à l’UMP… Elle comprend que je ne comprends rien et elle me dit : « Alexandre Litvinenko, ça te dit quelque chose… »
- « Euh… C’est un pont de Paris… Non ? »
- « C’est un ancien agent du KGB qui a été empoissonné à Londres par les sbires de Vladimir Poutine. »
- « Oulala chérie, ne parle pas comme ça du pouvoir du Kremlin… »
- « En plus Nicolas a dit à la conférence, qu’ils avaient parlé ensemble de la journaliste assassinée, il est gonflé mon Nicolas, il n’a pas dû plaire au Poutine et je suis certaine que ce grand Russe sec, c’est énervé, je ne sais pas mais mon instinct de femme, me dit qu’il s’est passé quelque chose. »
Elle me glace le sang, parler comme ça de l’Union Soviétique, pour un homme du PCF comme moi c’est dur à encaisser. Heureusement le désespoir et l’alcool ont ramolli mon ardeur de camarades. Et je la regarde, je ne sais pas ce qu’il m’arrive mais aujourd’hui, je suis amoureux de ma femme, j’ai l’impression de vivre avec un agent de la DST, elle m’excite…Là ! En même temps, elle me fait peur : on ne critique pas le Kremlin même Place du Colonel Fabien, alors j’imagine encore moins au G8. Et ma Gisèle continue son enquête, hypnotisée par son intuition féminine. Les yeux ronds elle me dit : « Ils lui ont inoculé du Polonium 210, le même poison que pour Litvinenko, ce sont les premiers symptômes que l’on a pu voir durant la conférence de presse. »
- « Bin ça ressemblait plutôt à du Ricard 51… Crois-moi »
- « Oh Raoul, tu m’énerves, je suis sérieuse… Il faut que j’en parle rapidement à la prochaine réunion de ma fédération de l’UMP. J’ai peur : souviens toi du candidat à la présidence de l'Ukraine, Viktor Louchtchenko, empoisonné lui aussi… Oh non, pourvu qu’ils n’aient pas fait de mal à notre Nicolas. »
Elle m’inquiète ma Gisèle, mais ce soir faire l’amour à une militante agent secret, ça va me rajeunir. Enfin, si elle arrive à se détendre avec toute cette histoire.
Plus d'un million d'internautes ont visionné la première conférence de presse du président français Nicolas Sarkozy au G8.
Ma femme a peur pour Sarkozy
J’ai retrouvé ma femme en pleurs. Elle venait de découvrir son Nicolas au G8. Alors tout de suite, je l’ai rassuré, je lui ai dit qu’il ne fallait pas lui en vouloir. Que moi aussi j’étais tout le temps un peu bourré. Et qu’elle m’aimait quand même et que notre amour tenait le coup et patati et patata… Elle pleurait toujours… Une vraie fontaine, impossible de l’arrêter. Alors j’ai rajouté : « tu sais c’est peut-être pas l’alcool, souvent les cacahouètes, ça passe mal… Si tu l’aimes vraiment, tu ne devrais pas lui en vouloir pour un si petit écart, ma minounette… » Et là, en postillonnant sa rage et ses larmes qui ruisselaient sur ses lèvres, elle me dit : « Mon pauvre Raoul, tu ne comprendras jamais rien de rien à la politique… Je ne suis pas déçue, je ne suis pas triste, J’AI PEUR pour Nicolas ! »
Je la regarde, je ne comprends rien. Une grosse larme coule le long de sa joue, je la trouve belle ma femme, même si elle est à l’UMP… Elle comprend que je ne comprends rien et elle me dit : « Alexandre Litvinenko, ça te dit quelque chose… »
- « Euh… C’est un pont de Paris… Non ? »
- « C’est un ancien agent du KGB qui a été empoissonné à Londres par les sbires de Vladimir Poutine. »
- « Oulala chérie, ne parle pas comme ça du pouvoir du Kremlin… »
- « En plus Nicolas a dit à la conférence, qu’ils avaient parlé ensemble de la journaliste assassinée, il est gonflé mon Nicolas, il n’a pas dû plaire au Poutine et je suis certaine que ce grand Russe sec, c’est énervé, je ne sais pas mais mon instinct de femme, me dit qu’il s’est passé quelque chose. »
Elle me glace le sang, parler comme ça de l’Union Soviétique, pour un homme du PCF comme moi c’est dur à encaisser. Heureusement le désespoir et l’alcool ont ramolli mon ardeur de camarades. Et je la regarde, je ne sais pas ce qu’il m’arrive mais aujourd’hui, je suis amoureux de ma femme, j’ai l’impression de vivre avec un agent de la DST, elle m’excite…Là ! En même temps, elle me fait peur : on ne critique pas le Kremlin même Place du Colonel Fabien, alors j’imagine encore moins au G8. Et ma Gisèle continue son enquête, hypnotisée par son intuition féminine. Les yeux ronds elle me dit : « Ils lui ont inoculé du Polonium 210, le même poison que pour Litvinenko, ce sont les premiers symptômes que l’on a pu voir durant la conférence de presse. »
- « Bin ça ressemblait plutôt à du Ricard 51… Crois-moi »
- « Oh Raoul, tu m’énerves, je suis sérieuse… Il faut que j’en parle rapidement à la prochaine réunion de ma fédération de l’UMP. J’ai peur : souviens toi du candidat à la présidence de l'Ukraine, Viktor Louchtchenko, empoisonné lui aussi… Oh non, pourvu qu’ils n’aient pas fait de mal à notre Nicolas. »
Elle m’inquiète ma Gisèle, mais ce soir faire l’amour à une militante agent secret, ça va me rajeunir. Enfin, si elle arrive à se détendre avec toute cette histoire.
Jean Valles
07:15 Publié dans 1.News gonzo journalism | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : G8, Poutine, Sarkozy, polonium 210, Alexandre Litvinenko, UMP











Commentaires
Tout y est suspens, politique, manipulation, militant vivant yeux et oreilles fermés à tout ce qui ne vient pas de leur "guide" ; si tu veux mon avis : je ne sais pas quel est son carburant préféré mais à mon sens il ne met pas que des glaçons dans son coca.......bon pour détendre ta chère et tendre, tu n'as jamais essayé de l'appeler Pimprenelle, tu serais son petit Nicolas.......(zut ces deux-là sont frère et soeur) !
Écrit par : justmarieD | mercredi, 13 juin 2007
rhooo, que c'est beau ! 'tain, quelle chance elle a ta femme de dire des conneries et d'être aimée quand même ! la classe ! Moi j'arrive pas, j'en dis plein et nada, je suis "paniquée" ... :D
Écrit par : lOlA | mercredi, 13 juin 2007
il y a qu'une experte capable de savoir si c'est du polonium 210 ou un 51 c'est Julia O
http://www.babelminute0.fr/
Écrit par : mimi | mercredi, 13 juin 2007
@ LOLA
Ben oui alors, c'est important d'aimer au delà des mots et des maux... Non ?
@ MarieD
J'ai toujours adoré Pimprenelle...
Écrit par : Jean Valles | mercredi, 13 juin 2007
Drôle, drôle, drôle
Écrit par : mastico | mercredi, 13 juin 2007
Drôle d'une certaine façon ta femme.
Écrit par : Reivilo | vendredi, 15 juin 2007
Du vrai John Le Carré ( un peu revu par Voici, quand même!). :+)
Écrit par : Serge Faubert | lundi, 18 juin 2007
@ Serge Faubert
Merci, je n’aurais pas osé la comparaison, mais avec l’allusion à « Voici », ça me rassure, c’est tout à fait moi… ;-)
Écrit par : Jean Valles | lundi, 18 juin 2007
Les commentaires sont fermés.